12 décembre 2013

Prix Jeune et Bénévole : une excellente cuvée 2013 !

Le 5 décembre dernier, dans le cadre de la journée mondiale du bénévolat et pour la troisième année consécutive, le prix "Jeune et Bénévole" a été remis au cours de la soirée des bénévoles organisée par la mairie de Paris dans les salons de l'hôtel de ville.
Les prix ont été remis par  Gisèle Stievenard, adjointe au maire de paris, et Isabelle Persoz, fondatrice de l'association Espace Bénévolat, à l'origine du prix.

Rappelons que ce prix est destiné à récompenser les meilleurs témoignages de jeunes bénévoles de 15 à 25 ans, d'une part pour l'originalité de leur mission, leur motivation, d'autre part pour la force du message délivré en direction d'autres jeunes pour les convaincre de s'engager.

Les témoignages ont été déposés sur le site "Jeune et Bénévole". Dix lauréats ont été retenus à partir d'un vote des internautes (13.000 votants) et un jury (composé de représentants d' Aquarelle, CIDJ, Etudes et Chantiers, GDF Suez, jeveuxaider.com, Jeunesse et reconstruction, OneHeartChannel, Mairie de Paris, OFAJ, Phosphore, RockCorps et UCPA) a sélectionné les quatre témoignages les plus marquants et désigné les bénéficiaires.

Les quatre gagnants sont :


Manitra Rakotoarison, 24 ans,  est engagée au Secours Catholique de Dijon où elle travaille auprès des demandeurs d'asile. Son histoire est exemplaire. Elle-même, arrivée en France en 2010, seule et sans ressources, a trouvé refuge en 2011 auprès du Secours Catholique.
"J'ai pu partager avec eux (les demandeurs d'asile), l'espoir que j'ai retrouvé grâce au Secours Catholique"......"J'ai appris à poser sur les autres, le regard de compassion que j'ai souhaité avoir lorsque j'étais moi-même en détresse". Aujourd'hui, Manitra poursuit son action en tant que volontaire en service civique auprès de la délégation Bourgogne du Secours Catholique.

Pour son témoignage, Manitra gagne un séjour solidaire offert par Etudes et Chantiers



Jean-François Minet, 21 ans, est ambassadeur de l'UNICEF et bénévole dans une association humanitaire étudiante dont il est le président, "ISEP Transsaharienne", qui organise en France des collectes de fournitures scolaires destinées au Maroc. "C'est en me rendant aux côtés des personnes les plus démunies que l'aide apportée a été la plus précieuse et l'échange de nos cultures le plus intense"

Pour son témoignage, Jean-François partira sur un chantier en Europe, grâce à Jeunesse et Reconstruction et GDF Suez

Elodie Pinault, 15 ans, la benjamine, sillonne deux soirs par mois, les rues de Lorient avec d'autres bénévoles, afin d'apporter nourriture, couvertures et réconfort aux sans-abri. Elle est membre des Compagnons de la Nuit, association de
son lycée engagée dans l'action solidaire. A propos des sans-abri, Elodie nous confie qu'il s'agit aussi pour elle de leur montrer que "malgré leur histoire et leur situation, il y a non seulement des adultes qui pensent à eux, mais aussi des jeunes"
Pour son témoignage, Elodie partira faire un séjour en France, offert par l'UCPA

Aurélie Journée, 22 ans, s'est engagée comme bénévole aux Papillons Blancs de Paris où elle s'est occupée d'enfants handicapés mentaux. "cela constituait surtout des moments de partage", dit-elle, mais quand elle a dû arrêter pour poursuivre ses études "ces moments m'ont beaucoup manqué". Aujourd'hui, elle a repris une mission d'accompagnatrice  à l'association, et même si elle ne peut échanger de mots avec l'enfant qu'elle accompagne "on se sourit et on rigole ensemble, et cela vaut tous les mots du monde"

Pour son témoignage, Aurélie gagne un séjour en Allemagne pour participer à un chantier, offert par l'OFAJ

Pour en savoir plus sur les témoignages des lauréats, se reporter au site du prix Jeune et Bénévole  

(crédits photos Driss HOMET)

Tous nos vœux de réussite à ces jeunes ambassadeurs du bénévolat,qu'ils entraînent derrière eux de nombreux jeunes soucieux de solidarité et concernés par l'esprit citoyen.

Noté au passage : à l'occasion de cette soirée, des jeunes bénévoles (jeunes philanthropes) de l'association "l'Ecole de la Philanthropie" ont présenté leur activité, et ont été particulièrement applaudis par le public . Il s'agit d'une "association avant-gardiste en France, qui a pour vocation d'éveiller les jeunes générations du CM1 à la 5è, à un engagement citoyen réfléchi", pour reprendre sa propre présentation.
L'école est en effet, nous le pensons "très fort", le lieu privilégié pour attirer les jeunes, et donc les adultes de demain, vers l'action citoyenne et l'engagement bénévole (voir notre article paru le 2 avril 2012 "Le bénévolat dans les programmes d'éducation civique de l'Education Nationale ?")

Nous consacrerons ultérieurement une page aux "petits philanthropes", une initiative originale et prometteuse.
 

29 novembre 2013

Ecrivains publics à l'honneur...une initiative de l'association Solidarité Roquette

 
 En complément de l'article que nous avons publié le 25 septembre 2012, intitulé "Ecrire pour les autres, ou la solitude de l'écrivain public", nous avons décidé de réaliser un "mini reportage" et vous le faire partager en faisant un retour en arrière sur l'exposition organisée par l'Association Solidarité Roquette et présentée dans les locaux du Centre Social et Culturel géré par l'Association puis à la mairie du XIè arrondissement de Paris.                                                           

L'idée de réaliser cette exposition répondait à une "envie de montrer que l'écrivain public agit au quotidien au titre d'une solidarité citoyenne", selon les propres termes de Marie-Line Benoist-Hervé, la directrice du centre. C'est Pascale Hillion, écrivain public, qui a été la cheville ouvrière de cette exposition.

Largement agrémentée de photos, elle a pour objectif de faire connaître le quotidien de ces bénévoles, par leurs témoignages, d'expliquer ce qu'ils font, de donner un aperçu aussi éclectique que possible de leurs activités et de montrer également, en respectant l'anonymat, la diversité des situations rencontrées,  les lettres les plus marquantes et les plus significatives (les plus extravagantes aussi !) qu'il leur est arrivé d'écrire !

L'exposition est composée d'environ 25 panneaux expliquant l'origine du projet et l'activité des écrivains publics, de magnifiques photos d'écrivains publics et de "mains accueillantes" ainsi que de panneaux sur lesquels sont collées des enveloppes contenant des lettres consultables par les visiteurs.

Cette exposition est "itinérante" et peut tout à fait être utilisée par d'autres associations et centres sociaux. Elle a déjà été utilisée par la mairie du XIè arrondissement de Paris.

Pour tous renseignements sur les conditions, contactez l'association à l'adresse suivante : solidariteroquette@sfr.fr ou rendez vous sur le site de l'association
 
...ou encore, laissez un commentaire sur ce blog.





Un panneau des "lettres consultables"






Loin du pays et des siens !
Une famille séparée, faute de logement

Violence conjugale



Un drame familial
 
                    

06 novembre 2013

Economie sociale et solidaire...des indicateurs spécifiques de performance ?

Je vous conseille vivement de lire le très bon article de  Thierry Jeantet (concis et bien écrit, ce qui est appréciable !) intitulé "des indicateurs humains de la richesse" et publié sur le site de "Place Publique" (septembre 2013), à propos de la mesure de performance des entreprises de l'économie sociale et solidaire

Compte tenu de son objet, et des objectifs poursuivis, les résultats de ce secteur de l'économie (qui représente plus de 10% du PIB mondial) ne peuvent être exclusivement mesurés à l'aide des indicateurs traditionnels qui concourent aujourd'hui à la mesure du PIB et participent au "verdict" des agences de notation !

Des chercheurs, philosophes, économistes, inspirés par les idées de l'économiste américain Joseph Stiglitz ("les activités socialement utiles se trouvent dévalorisées par nos systèmes comptables") tentent de proposer des indicateurs qui seraient communément admis et traduiraient un succès et une amélioration du bien-être humain.

L'OCDE, dans la droite ligne du rapport Stiglitz, a lancé l'idée d'un indice "vivre mieux" construit sur 11 critères unanimement admis comme mesures du progrès.

Mais quel avenir pour ces "indicateurs de bien-être" s'il n'existe pas de volonté politique des dirigeants d'y faire référence à côté (ou en complément) des indicateurs purement économiques et financiers ?


L'article s'inspire d'un livre "Sociétale Démocratie-un nouvel horizon"  publié aux éditions "Lignes de Repères"

Pour lire l'article

22 octobre 2013

Un statut du bénévole.....c'est pour bientôt ?

On en parle, on en parle...mais cette fois, le gouvernement semble prêt à travailler sérieusement sur ce sujet en 2014 !

En avant-première, voici une question écrite posée par la députée socialiste de Saône et Loire, Edith Guegneau, et la réponse apportée par la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative, publiée au Journal Officiel le 15 octobre 2013.

Au moins 14 millions de bénévoles pourraient bénéficier d'une telle reconnaissance !

Je vous laisse les découvrir

Affaire à suivre.....

02 octobre 2013

Le prix Jeune et Bénévole....Dépêchez-vous de participer !

Dernières nouvelles ; le dépôt des candidatures est repoussé au 24 octobre prochain !

Pour la troisième année consécutive, Espace Bénévolat organise un prix récompensant les meilleurs témoignages de jeunes à propos de leur expérience vécue dans une association en tant que bénévole ou volontaire. Après examen par un jury, des séjours en France et à l'étranger récompenseront les témoignages jugés les plus pertinents et convaincants.

Ce prix s'adresse à des jeunes de 15 à 25 ans qui ont vécu (ou vivent actuellement) une expérience de bénévolat au sein d'une association. Cette expérience les a marqués et ils souhaitent la faire connaître, la partager afin de convaincre d'autres jeunes de se lancer dans une action citoyenne.

Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu'au15 octobre...alors il est grand temps  de participer en prenant connaissance des conditions du concours
 http://www.prixjeunebenevole.org/ ....Mais il n'est pas trop tard !!

Regardez aussi le témoignage de Marion et  Ophélie, les deux lauréates du concours 2012 qui ont gagné, l'une un séjour dans une association canadienne, l'autre un séjour dans un "village écologique" en Islande.
 
vidéo  


Cette vidéo a été réalisée par Driss, un jeune en service civique à Espace bénévolat


01 septembre 2013

Le bénévolat se porte bien... !



Des données économiques peu rassurantes, une courbe du chômage stagnante, trop de jeunes sans emploi, des fermetures d'entreprises, une France coupée en deux autour du mariage pour tous, des scandales financiers, un temps d'hiver au début de l'été.....

Mais dans un petit coin de ce paysage morose, un peu de bleu pour nous réconcilier avec le genre humain et redonner de l'énergie pour la rentrée (mais l'actualité violente et "guerrière" ne nous fait-elle pas basculer de la morosité à l'angoisse ?)

Les nouvelles données et statistiques 2013 du bénévolat  sont "tombées" avec la parution, le 18 juin dernier, des résultats d'une étude menée par France Bénévolat, en partenariat avec l'IFOP et le Crédit Mutuel. Des résultats encourageants et prometteurs. 

Cette nouvelle est passée quasiment inaperçue, à l'exception de quelques medias qui en ont parlé, la grande majorité des organes de presse (écrite, audiovisuelle..) n'ayant sans doute pas jugé important de souligner ce fait de société positif dans un univers de crise. Ceci confirme bien que seules les mauvaises nouvelles et le catastrophisme font les "choux gras" des medias et se "vendent" mieux !

Et pourtant...

Des chiffres rassurants :
  • Le nombre de personnes déclarant effectuer des actions bénévoles hors du cercle familial (pour "donner du temps pour les autres ou contribuer à une cause") a augmenté de 14% depuis 2010, soit 40% des Français de plus de 15 ans (36% en 2010),
  • La plus forte progression concerne le bénévolat "direct" (ou bénévolat de "proximité" ou "informel"), soit +31%, alors que l'engagement auprès de certaines organisations (syndicales, politiques, religieuses) a diminué de 6%
  • 20,3 millions de personnes sont ainsi engagées, dont 12,7 millions au sein d'associations (qui sont désormais environ 1.300.000 en France)
  • Au sein des associations, les jeunes de 15-35 ans sont la catégorie où l'engagement progresse le plus fort : + 32% par rapport à 2010, suivis des 35/64 ans (+10%) et des plus de 65 ans (+5%)
  • Chez les 50 ans et plus, les actifs sont engagés à 37% et les retraités à 49%.


Des indications qualitatives sur l'évolution du bénévolat
L'étude donne également un certain nombre d'indications intéressantes sur l'évolution qui se profile dans un avenir proche ou d'ores et déjà constatée et avec lesquelles il faudra désormais compter.  En bref :
  • Si le bénévolat progresse fortement de façon globale, l'engagement sur la durée régresse au profit d'actions plus ponctuelles. Les associations sont confrontées à ce phénomène depuis un certain temps déjà. Il est confirmé.
  • La crise n'a pas tué le bénévolat et contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, l'esprit citoyen s'est révélé en refoulant le repli sur soi pour faire place à l'altruisme et à la générosité, mais aussi à l'innovation
  • Le recul de l'engagement au sein d'associations syndicales, politiques ou religieuses traduit de façon évidente la perte de confiance dans les structures traditionnelles censées apporter des solutions par des discours de moins en moins crédibles
  • Enfin, les champions de la progression spectaculaire du bénévolat sont les jeunes de 15 à 35 ans. Ceci témoigne de la vitalité du bénévolat, de l'innovation et de la créativité mises en œuvre, et du rejet de l'individualisme et de l'égoïsme que l'on suspectait chez les jeunes. Leur engagement diffère de celui de leurs aînés dans la mesure où ils ont tendance à délaisser les associations pour privilégier un bénévolat de proximité ou se lancer dans des projets ponctuels


.... et finalement, une reconnaissance encore accrue du bénévolat
Au vu des résultats de cette enquête, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative,  a annoncé la possible création d'un "congé d'engagement bénévole" (octroi d'un crédit de temps annuel) par l'élargissement du champ d'application du "congé de représentation" pour les actifs, ainsi que le développement d'un espace numérique consacré au bénévolat des jeunes sur le site jeunes.gouv.fr
 
Il faut noter enfin la place désormais reconnue à l'action bénévole et la valeur qui lui est reconnue dans les CV des demandeurs d'emploi, ce qui explique en partie la poussée du bénévolat chez les jeunes. Les recruteurs initialement réticents à considérer positivement les compétences acquises au titre du bénévolat (très en retard sur ce point par rapport à leurs homologues nord-américains), opèrent depuis quelques temps un revirement
Rappelons enfin que l'Etat valorise également cette activité au travers de dispositifs tels que la validation des acquis de l'expérience (VAE). Selon le ministère, une réflexion sur l'amélioration des processus de validation doit être menée.

Pour aller plus loin : et si les bénévoles étaient des acteurs du changement ?
Le bénévolat n'a donc plus rien à voir avec l'engagement caritatif traditionnel, et ne se limite plus aux œuvres sociales destinées à compenser les injustices par la distribution d'aides et de prestations.
Parallèlement aux discours institutionnels, un véritable "think tank" commence à se mettre en place grâce à l'utilisation des nouveaux moyens techniques qui favorisent l'existence d'espaces de liberté, d'échanges d'idées et d'expériences.
Commentant les résultats de l'enquête dans les colonnes du Nouvel Observateur (du 27/06/2013), Jean-Claude Guillebaud prédit un bel avenir aux  bénévoles "qui ne vivent pas dans la nostalgie" et constate, faisant allusion (toutes proportions gardées) aux remous des pays non démocratiques, que "les sociétés civiles sont bouillonnantes et inventives"....."Si chez nous, le vieux monde se verrouille au bénéfice des "puissances", notamment financières, une nouvelle insurrection des bénévoles est en gestation. C'est dans les interstices de la vie, dans la quotidienneté, que campent ces résistants "
L'analogie est bien sûr un peu exagérée, mais n'y-a-t-il pas là matière à réflexion ?

Pour en savoir plus, sur les résultats de l'étude France Bénévolat.

21 juillet 2013

Des missions bénévoles ponctuelles pour tous, pendant l'été

Si vous ne partez pas en vacances, si le temps des vacances est terminé, si vous avez quelques moments libres, si vous avez envie d'aider les autres ou d'apporter une aide à une association, rendez-vous sur le site d'Espace Bénévolat qui vous propose un  grand nombre de missions ponctuelles pendant l'été 

http://www.espacebenevolat.org/

Un bon été solidaire ! et à bientôt avec de bonnes nouvelles à propos du bénévolat !







Pour rêver un peu...
 



14 juillet 2013

Des volontaires du service civique à l'honneur à l'occasion de la cérémonie du 14 juillet



14 juillet 2013, une heureuse initiative : cent jeunes volontaires du service civique ont été invités à participer au défilé traditionnel du 14 juillet !

Il faut s'en réjouir !

 C'est la marque d'une reconnaissance de leur engagement pour le bien commun, à une époque où l'individualisme et le "tout pour soi" semble être la règle (nous verrons que ce n'est pas si vrai, à l'occasion d'un prochain article sur les dernières données du bénévolat en France).

Quoi qu'il en soit, un moment fort de la cérémonie:  le spectacle  de ces jeunes gens (habillés pour l'occasion par Agnès B) félicités un à un par François Hollande et chantant avec force et conviction "le chant des partisans" (en hommage à la Médaille de la Résistance mise à l'honneur cette année), conviction plus manifeste que celle de notre équipe de France de foot chantant La Marseillaise !!
Les jeunes volontaires
devant la tribune officielle
 
La célèbre petite veste
d'Agnès B

Avec François Hollande

Espérons que cette initiative sera renouvelée les années suivantes !

24 juin 2013

Le bénévolat, un remède contre l'hypertension ?

On l'a déjà dit : "le bénévolat, c'est bon pour la santé ! "(voir notre article du 1er mars 2012)

Le bénévolat, "prévention santé" pour les seniors
Cette fois, sur le site canadien Canoé, reprise par le Huffington Post, nous avons trouvé une étude qui nous vient d'outre atlantique, publiée dans la revue "Psychology and Aging", selon laquelle le bénévolat aurait des vertus bénéfiques sur la santé cardiaque de celui qui s'investit pour les autres.
Il s'agit d'une étude menée entre 2006 et 2010, auprès de 1160 adultes de 51 à 91 ans, interrogés sur leurs activités de bénévolat. Une prise de tension au début de l'enquête, puis quatre ans plus tard, a permis d'établir un lien entre la tension artérielle et le nombre d'heures consacrées au bénévolat. C'est ainsi que les personnes qui déclaraient consacrer au moins 200 heures/an au bénévolat avaient 40% moins de chance de souffrir d'hypertension quatre ans plus tard, par rapport aux non bénévoles.

Mais aussi pour les jeunes !
Une autre étude américaine parue en début d'année dans la revue "JAMA pediatrics" avait déjà montré un lien étroit entre le bénévolat et une meilleure santé cardiovasculaire chez les collégiens et lycéens.

Alors, quoi qu'il en soit, le bénévolat, c'est bon pour tous !

http://fr.canoe.ca/artdevivre/bienetre/article1/2013/06/19/20911691-relaxnews.html

Et pour ceux et celles qui comprennent l'anglais :

http://www.cmu.edu/news/stories/archives/2013/june/june13_volunteeringhypertension.html

14 juin 2013

L'ESS, qu'est-ce que c'est ? Quelques repères pour y voir clair

L'Economie Sociale et Solidaire (ESS) est devenue un thème
récurrent depuis les années 80 et bon nombre d'économistes et de politiques y voient une lueur d'espoir dans une société en crise, l'ESS ouvrant la voie à de nouveaux modèles de développement face aux modes de croissance existants. Elle constitue aussi un espoir pour les pays émergents. Le Brésil, tout particulièrement, a su y trouver la voie d'un développement spectaculaire dans certains secteurs de son économie (coopératives de production agricole notamment, banques mutualistes pour un accès des plus pauvres au crédit et à la consommation...)

C'est un concept qui, aujourd'hui, est largement utilisé et présent dans le monde de l'économie. Nos femmes et hommes politiques y font référence. Des modules de formation existent à l'université et dans les écoles de commerce. De nombreux jeunes diplômés, et de plus en plus, hésitent à rejoindre le secteur "marchand" et préfèrent se tourner vers le secteur de l'ESS, d'autres se lancent franchement dans l'"entrepreneuriat social".


De quoi parle t-on exactement ?

Il s'agit du secteur de l'économie composé des entreprises coopératives, mutualistes ou associatives, ainsi que des fondations.

Une idée ancienne
L'Economie Sociale et Solidaire n'est pas un concept nouveau. Dès le XIIIè siècle, en effet, il existait des sortes de coopératives de production (coopératives laitières par exemple). 
Mais c'est à partir de la seconde moitié du XIXè siècle que le concept a pris tout son essor et que le mouvement coopératif et mutualiste s'est développé avec la création de coopératives de production et l'apparition des premières sociétés de secours mutuel, en réponse aux effets humains néfastes du capitalisme naissant.
Le mouvement n'a fait que s'amplifier (malgré des périodes de recul) avec le mouvement associatif à partir de la loi de 1901, l'apparition du qualificatif "solidaire" dans l'activité économique (commerce équitable, finances solidaires...) à partir des années 70-80, avec l'établissement de la charte de l'économie sociale. (actualisée en 1995)....pour aboutir en 2012 à la création d'un ministère de l'économie sociale et solidaire relevant du ministère de l'économie.

Un secteur de l'économie fondé sur des principes de solidarité et d'utilité sociale
"Ce sont des entreprises, qui vivent dans l'économie de marché. Mais ce sont des entreprises différentes, car nées d'une volonté de solidarité au service de l'homme, elles privilégient le service rendu par rapport au profit dégagé et intègrent dans la vie économique la dimension sociale" (Définition donnée par la Charte de l'Economie sociale de 1981 revue en 1995)

Au service de l'Homme, ces entreprises :
  • sont présentes dans de très nombreux secteurs : action sociale, offre de soins, sports et loisirs, éducation et formation, banques et assurances, agriculture, industrie, construction, logement social, distribution, artisanat...
  • permettent d'acquérir des biens et des services au moindre coût et de la meilleure qualité possible (coopératives de consommation, d'habitation, etc...banques coopératives, assurances mutualistes, mutuelles de santé, associations d'usagers...)
  • permettent d'exercer son métier en conservant son autonomie, tout en bénéficiant des mêmes avantages que les grandes entreprises (coopératives d'agriculteurs, d'artisans, de pêcheurs, de transporteurs, de commerçants...)
  • permettent enfin de s'associer avec d'autres pour gérer démocratiquement son entreprise (la coopérative de travailleurs)
(charte de l'économie sociale)

...et sur un principe de fonctionnement démocratique
  • des entreprises de personnes qui adhèrent librement, et non des sociétés de capitaux.
  • une gouvernance démocratique (une personne, une voix), les administrateurs sont élus
  • une propriété collective non partageable
  • une absence de lucrativité (ou une lucrativité encadrée et réglementée pour les coopératives) : l'excédent réalisé est réinvesti dans le développement des projets de l'entreprise. Il ne rémunère pas le capital apporté.
  • une indépendance à l'égard des pouvoirs publics
Quelques chiffres
En 2010, le secteur de l'ESS représentait :
  • 10,3% de l'emploi en France
  • 13,9% de l'emploi privé
  • 2,34 millions de salariés
  • 222.900 établissements employeurs
  • 56,4 milliards d'euros de rémunérations brutes versées
  • 7 à 10% du PIB selon les sources
Pour en savoir plus :
http://www.economie.gouv.fr/cedef/economie-sociale-et-solidaire
et aussi, un excellent dossier sur la question, clair, qui aborde tous les aspects de l'ESS :
Panorama de l'ESS réalisé par le Conseil National des chambres régionales de l'économie sociale - édition 2012 

31 mai 2013

Ils construisent le monde de demain...


A l'occasion de la 8è "Global Conference" des Ateliers de la Terre qui se tiendra à l'UNESCO du 3 au 5 juin prochain, et dont il est partenaire, Youphil a sélectionné dix profils atypiques d'hommes et de femmes "qui construisent le monde de demain". Tous ont été motivés par un même credo : "changer le monde" !

Je vous invite à les découvrir ,

06 mai 2013

E-bénévolat.....pensez-y !


L' e-bénévolat, ou bénévolat à distance, ou web-bénévolat, est un type de bénévolat en pleine expansion grâce à la généralisation de l'utilisation des moyens informatiques et de l'internet, accessibles chaque jour à un plus grand nombre.
 
L'e-bénévolat permet à des personnes ayant peu de temps disponible, handicapées  ou ne pouvant se déplacer, à donner de leur temps en gérant elles-mêmes leur disponibilité, en s'organisant comme bon leur semble en restant chez elles, en intervenant "à distance".
 
Il est né aux Etats-Unis dans les années 70. Le "Virtual Volunteering Project" avait pour objectif de promouvoir ce type de volontariat à distance grâce à l'informatique, auprès des associations américaines.

La révolution internet a réellement permis son développement à partir de 1995. La pratique s’est élargie au Canada, puis dans certains pays européens et surtout auprès de l’agence Volontaires des Nations-Unies.

e-bénévolat, un bénévolat sans frontière 
En effet, en 2000, les Nations-Unies lancent leur plateforme de bénévolat en ligne  sur laquelle il est possible de s'inscrire et de proposer ses compétences en choisissant un type de tâche (rédaction, traduction, design, conseil, développement informatique....) un thème (éducation, jeunesse, environnement, santé, culture, etc...), une région (Amérique latine, Asie du sud-est, Afrique, etc...)

Plus près de nous, la plateforme "betobe" permet de mettre en relation des bénévoles intéressés par ce type de bénévolat, avec des associations qui ont déposé une ou plusieurs offres de missions, à l'étranger ou en France. L'utilisation du site est extrêmement simple. Il suffit de remplir un formulaire (identité, domaine d'expertise, type d'emploi....) et de consulter les offres de mission proposées en ligne.

Une véritable coopération nationale et internationale permet de se développer grâce à un réseau d'associations et de bénévoles qui peuvent ainsi apporter une collaboration à distance, et mettre en relation, sans déplacement, des personnes impliquées dans l'action humanitaire.

Mais si ces plateformes interviennent essentiellement pour rapprocher des compétences à travers le monde, il n'est pas besoin d'aller si loin pour exercer ce type de bénévolat pour lequel il suffit d'avoir un ordinateur, une connexion internet et des compétences à offrir. 

e-bénévolat, un bénévolat à portée de tous
Les associations recherchent toutes les bonnes volontés.
Manque de temps ? handicap ? personnes âgées ? étudiants occupés par leurs études ? actifs ? retraités géographiquement loin d'associations ? L'e-bénévolat permet de tenir compte des contraintes de chacun.

De nombreuses associations font appel à des "e-bénévoles", et parmi elles, l'UNICEF France  qui a développé ce type d'action pour des missions ponctuelles ou tout au long de l'année (traitement de texte, graphisme, collecte de fonds, relais d'information, etc...) "Spécialiste, technicien ou novice sur la toile, chacun peut contribuer à faire avancer la cause des enfants ! " , peut-on lire sur la page d'accueil du site.

L'e-bénévolat permet, en effet, d'offrir ses compétences dans des domaines multiples et variés : recherche de documentation, traitement de texte, rédaction d'articles, constitution de banques de données, conception graphique, réalisation de supports de communication visuelle, défense et diffusion d'une cause humanitaire, recherche de fonds, de signatures, écoute de personnes en détresse, etc...autant d'actions qui peuvent se révéler d'une grande efficacité en évitant les déplacements inutiles, en permettant à des personnes handicapées, âgées ou disposant de peu de temps, de participer à une œuvre d'intérêt général et de se sentir utiles.  
 
Regards ailleurs
L'e-bénévolat, du fait de ses premiers pas aux Etats-Unis, y est largement pratiqué, notamment dans les programmes d'aide aux pays en voie de développement.

En Espagne, les "cyber-voluntarios" se sont largement développés, l'Espagne occupant une place privilégiée dans ce domaine en Europe, à tel point qu'on distingue officiellement le "voluntario presencial" (le bénévole présent physiquement sur le terrain) et le "voluntario virtual"(e-bénévole)
Le bénévolat traditionnel reste encore majoritaire, bien entendu, mais devant l'efficacité largement prouvée du "cyber-volontariat", le gouvernement espagnol, dans le document "stratégie gouvernementale du bénévolat 2010-2014", approuvé en conseil des ministres le 23 décembre 2010, prenait en compte cette évolution et conseillait explicitement aux organisations et associations à but non lucratif d'utiliser les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) afin d'être plus efficaces.

Au Québec, il existe un projet qui a particulièrement retenu mon attention car il ne s'adresse pas à des bénéficiaires lointains et se présente comme une initiative originale. Il mérite qu'on s'y arrête. Il s'agit du projet "Academos-Cybermentorat"C'est une plateforme web accessible à des jeunes de 14 à 20 ans, scolarisés (plus de 46.500 jeunes chaque année), qui s'interrogent sur leur avenir et leur choix professionnel. Des bénévoles entrés dans la vie professionnelle, les "cybermentors" (il étaient 2700 en 2012, issus de toutes les professions, allant du plombier au chercheur en optique-photonique) sont à leur disposition pour les écouter, les aider à se fixer des buts et à poursuivre leurs rêves.

248 écoles et 10 "cégeps" (collèges d'enseignement général et professionnel qui se rapprochent de nos lycées) ont utilisé ce service au cours de la dernière année scolaire.
 
Par des suivis personnalisés (13.000 jumelages estimés pour la fin de l'année), les "mentors" bénévoles , à travers leur expérience et la passion de leur métier, aident les jeunes en témoignant de leur vécu professionnel, en répondant à leur questionnement, en les guidant, en les conseillant afin qu'ils puissent préparer leur avenir professionnel, trouver leur voie et faire en sorte qu'ils se sentent bien dans leur métier plus tard.

En développant une relation personnalisée avec les jeunes, les mentors :
  • démystifient le monde du travail,
  • confirment aux jeunes que leurs aspirations sont réalisables,
  • renforcent la motivation scolaire et la poursuite des études,
  • participent au transfert des savoirs d‘une génération à l’autre.
Outre les suivis personnalisés, les jeunes ont à leur disposition :
  • des portraits écrits et des videos de mentors décrivant leur métier, leur cheminement, des anecdotes,
  • une application permettant aux jeunes d'inscrire le métier de leur rêve et de partager ce qui les motive, 
  • des informations démystifiant certains secteurs d'activités ou faisant la promotion de professions mal connues.
 Dans une enquête effectuée en 2012,
  • 80% des jeunes affirmaient que les "cybermentors" avaient eu une influence sur leur choix de carrière et de leur formation postsecondaire,
  • 80% des enseignants étaient satisfaits de la prestation des cybermentors,
  • 93% des cybermentors avaient le sentiment d'être utiles (" le meilleur moyen d'offrir à tous (étudiants et nous les adultes) un avenir meilleur et ainsi assurer la cohésion entre les générations" )
Enfin, une équipe de chercheurs de l'Université du Québec, en 2006, avait mesuré les effets de ce service et tiré les conclusions suivantes : une motivation scolaire accrue, une plus grande réussite des jeunes en difficultés, un choix de carrière mieux défini.
 
(Ces informations nous ont été communiquées par la présidente fondatrice de l'association)

Pour en savoir plus sur les "cybermentors" québécois, un bel exemple de bénévolat qui ne nécessite pas de présence physique "sur le terrain" !

 
Alors, pour tous ceux qui n'ont pas le temps ou qui ne peuvent se déplacer, pensez-y ! il y a de la place pour tout le monde dans les associations...même si vous vivez sur une île déserte (mais reliée à internet !) ou si vous faites le tour du monde en bateau...!
 
 
 

19 avril 2013

A propos de l'aide humanitaire en Haïti...un "coup de gueule" !

On se souvient de l'immense élan  de solidarité internationale manifesté  à l'occasion du séisme qui a dévasté Haïti en quelques minutes en janvier 2010, faisant 230.000 morts, 300.000 blessés  et 1,5 millions de sans abri.
Les Etats, les ONG, les sociétés civiles, ont envoyé ou promis des fonds afin d'aider ce petit pays, l'un des plus pauvres du monde, à se reconstruire et bâtir avec lui les conditions d'un nouveau départ afin qu'il retrouve un peu de dignité, de bien-être, et la place qu'il mérite dans l'espace caraïbéen.
 
YOUPHIL y consacre un dossier à l'occasion de la diffusion sur ARTE  d'un documentaire sur la "reconstruction" d'Haïti

4,191 milliards de dollars ont été promis par les instances internationales, de quoi reconstruire de nombreux quartiers de Port au Prince  (données ARTE)


Qu'en est-il trois ans après ?   

Raoul Peck, cinéaste, président de la FEMIS, ancien ministre de la culture d'Haïti, a enquêté durant deux années et a filmé tous les acteurs de cette aide internationale, de cette "assistance mortelle" , titre qu'il a donné à son film diffusé sur ARTE le 16 avril dernier (peut-être encore visible sur le site d'ARTE  http://videos.arte.tv/fr/videos/assistance-mortelle--7455884.html )

Le bilan est édifiant, désespérant. Haïti ressemble encore à un immense champ de bataille, les bailleurs de fonds préférant construire des logements (souvent inadaptés et loin de la ville) plutôt que d'affecter des sommes suffisantes au déblaiement des gravats (moins médiatique et valorisant pour l'image des bailleurs de fonds et des pays donateurs, alors que c'était la première des priorités avant toute reconstruction). Plus de 300.000 personnes vivent encore dans les rues et 350.000 dans 496 camps.

L'auteur du film, sans citer de noms d'ONG, de manière objective et sans complaisance particulière pour ses compatriotes, décortique tous les aspects de l'aide humanitaire, depuis les positions idéologiques divergentes, les conflits d'intérêts des  bailleurs de fonds, l'incapacité pour les ONG (souvent concurrentes sur les mêmes interventions) de se coordonner, la non prise en compte des spécificités haïtiennes et des besoins des populations (construction de logements, présentés comme "provisoires", sans eau ni électricité)....jusqu'à une ingérence politique à l'occasion de l'élection présidentielle et le déclenchement d'une crise   électorale destinée à éliminer le candidat soutenu par le président sortant jugé trop "critique" ..., sans oublier la condescendance occidentale habituelle, la conviction de savoir mieux que quiconque ce qui convient aux peuples sinistrés.

Il ne met pas en cause les bonnes volontés qui sont incontestables, ni le sérieux de la majorité des ONG, mais il montre les erreurs évidentes commises par la communauté internationale et le fatalisme de certains humanitaires  désabusés, "dépassés".

Plus de 2.000 ONG seraient présentes en Haïti, (chiffre minimum car beaucoup ne sont pas répertoriées) ce qui permettait au journal haïtien "Le matin d'Haïti", daté du 22 juin 2012, de publier un article sous le titre évocateur d' "Haïti, une république d'ONG ?"

Le discours récurrent, selon lequel les haïtiens seraient incapables de s'organiser et ne disposeraient d'aucune structure de nature à "faire face", est ramené à une position plus relative, grâce aux propos pleins d'intelligence et de bon sens de l'ancien premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. 
Par ailleurs, l'intervention dans les affaires intérieures d'Haïti à l'occasion de l'élection présidentielle, indique bien qu'une partie de la communauté internationale  voyait d'un mauvais oeil  trop d'"ingérence" du gouvernement haïtien dans ses propres affaires !! Le nouveau président, un chanteur populaire, s'avère plus "docile".
Le film fait réfléchir et montre comment l'aide humanitaire peut devenir une "dictature de l'aide", si elle ne manifeste pas, de la part de tous les acteurs, une volonté politique de "travailler ensemble", d'effectuer un partage des compétences et des domaines d'intervention et d'y voir autre chose qu'un "business" ou l'opportunité d'ouverture de marchés ultérieurs (un directeur de Coca-cola présent à une conférence sur Haïti à New-York ! )

Certes, la reconstruction du palais présidentiel n'était peut-être pas une priorité,
mais c'était redonner un peu de dignité à cet Etat, première république noire fondée en 1804 par d'anciens esclaves. Le drapeau haïtien flotte coûte que coûte sur les décombres...
tout un symbole ? (photo Youphil)

Lire l'article de Youphil  et les nombreux liens du dossier, notamment " Haïti, l'impossible reconstruction"

12 avril 2013

Devenez bénévoles en quelques clics !


Du nouveau pour les détenteurs de smartphone (près de 20 millions d'appareils détenus fin 2012, par près de 40% de la population française âgée de 15 ans et plus !)

Tous Bénévoles, un site mobile pour trouver rapidement et facilement une action bénévole
Depuis mars, Espace Bénévolat a créé et rendu accessible un site mobile pour devenir bénévole.
Il permet, en quelques clics, de trouver une action bénévole qui  corresponde à vos compétences ou votre disponibilité (ponctuelle, limitée dans le temps ou de plus longue durée) parmi les 4.700 offres mises en ligne sur le site d'Espace Bénévolat par 1.300 associations via un moteur de recherche.

Un accès très simple
Il vous suffit de vous rendre sur le site d'Espace Bénévolat à partir d'un téléphone portable après avoir téléchargé gratuitement sur Google Play, l'application "Tous Bénévoles". Le tour est joué !

Pour rechercher une mission bénévole
Une fois sur le site d'Espace Bénévolat,
  • vous indiquez votre code postal ainsi que le type d'activité qui vous intéresse,
  • une sélection des offres qui correspondent à votre recherche s'affiche, chacune donnant le détail et le profil requis .
  • vous pourrez alors contacter la (ou les) association (s) qui vous intéresse(nt)

Le site d'Espace Bénévolat vous permet également d'ouvrir un compte ("s'inscrire, se connecter") et de :
  • sauvegarder les missions qui ont retenu votre attention
  • contacter les associations sans saisir à nouveau vos coordonnées
  • déposer un "mini cv" le cas échéant

 Ne perdez pas de temps ! Tous à vos smartphone !

C'est sûr, ils vont trouver !


Profitez du temps et occupez-le de manière utile dans les transports en commun, en attendant l'autobus, dans les files d'attente, sur la plage, dans la salle d'attente du médecin ou du dentiste (à condition qu'ils n'aient pas interdit l'usage des téléphones portables...!!!)

25 mars 2013

Des passeurs de mémoire en service civique !


"Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle"

Nous devons cet aphorisme connu à Amadou Hampâté Bâ, écrivain, historien, philosophe, ethnologue, poète et conteur, né en 1901 à Bandiagara au pays Dogon (Mali), haut lieu d'Histoire et de traditions,  et mort à Abidjan en 1991.
Sans doute  influençée par la tradition orale africaine (que l'on a tendance à généraliser malgré les centaines de milliers de documents écrits témoignant de grandes civilisations), cette vérité n'en a pas moins une portée universelle et signifie, qu'avec ou sans écrit, le passage d'une génération à l'autre,  se fait par la transmission de valeurs et de récits qui permettent de faire vivre le passé, mieux appréhender le présent et ancrer des identités.
 
Dans la tradition ouest-africaine, les griots tenaient une place importante dans la société. Ils connaissaient l'histoire et les hauts faits de leur pays, de leur région, de leur ethnie, histoires léguées par les anciens, de génération en génération. Aujourd'hui, des castes de griots existent toujours. Ils chantent le passé et les traditions ancestrales. Ils demeurent des sortes de "passeurs de mémoire" respectés.

Dans nos pays de tradition écrite, cette fonction n'existe pas. Est-ce pour autant qu'une tradition écrite pourrait remplacer la tradition orale ?

L'Histoire, "l'officielle", nous parvient par les journaux, les livres, les films, les représentations artistiques, la littérature, les reportages ou les documentaires. Mais une mémoire vive faite de témoignages de gens "ordinaires", est , elle aussi, précieuse car elle éclaire et illustre au quotidien l'histoire et la vie des générations qui nous précèdent.

Chaque génération, en effet,  est le témoin d'évènements importants, de changements politiques ou géopolitiques qui bouleversent le cours de l'Histoire, de progrès technologiques d'importance capitale, de découvertes, de faits de société qui ont fait évoluer les mentalités.

On pense aux "Paroles de poilus" (pour la plupart censurées à l'époque) dont la compilation a fait l'objet d'un livre publié en 1998 aux éditions Librio, et qui donne des détails précis et une vision encore aggravée, et sans doute mal connue,  de l'horreur vécue par les soldats de la "grande guerre".

Sans qu'il s'agisse forcément de témoignages relatifs à des faits historiques majeurs, les anciens ont en eux une masse intacte d'informations qui éclairent le passé, le rendent vivant et rapprochent ainsi les générations.  

 
Les "passeurs de mémoire", un projet en direction des aînés.
Les anciens ont beaucoup à nous dire en effet, et c'est à partir de cette constatation qu'est né le projet "passeurs de mémoire" initié par "Unis-Cité" et soutenu par de grands organismes tels que la fondation Orange, la Fondation de France, la fondation RATP, Malakoff Mederic, la CRAM...

Des volontaires du service civique, "passeurs de mémoire" interviennent auprès de personnes âgées isolées ou en maisons de retraite afin d'organiser des animations culturelles ou autres, et surtout, avec leur consentement, recueillir leurs témoignages et les transcrire sur le web, constituant ainsi une bibliothèque virtuelle de la mémoire en ligne

Ces personnes âgées  ont pu vivre de grands évènements (le front populaire,la seconde guerre mondiale, la guerre d'Algérie, le premier homme sur la lune...), avoir  été témoins de grandes avancées technologiques qui nous paraissent "normales" aujourd'hui (les premières émissions de télévision, les disques vinyl, les postes à transistors, les progrès de la médecine, le transport aérien....) ou encore avoir vécu des transformations de la société qui ont changé leur vie (mixité à l'école, droit de vote et travail des femmes, contraception, congés payés et autres avancées sociales...). Comment ont-ils vécu tout cela ? Quel a été leur regard ?

Les témoignages sont, bien sûr, d'un intérêt inégal, classés par thème (enfance et jeunesse, guerre, éducation, progrès, loisirs, amour, famille, métier...), époques, ville., mots-clés...mais ils sont l'occasion, pour les personnes âgées, d'avoir le sentiment (bien réel) de laisser une trace, de transmettre, et pour les jeunes volontaires, de manifester leur respect et leur intérêt pour la génération qui les précède et ainsi recréer ce lien précieux qui manque dans notre société aujourd'hui. Ils comprennent aussi le chemin parcouru et l'apport de chaque génération à la société en écoutant les récits des anciens, des anecdotes révélatrices,  et en les consignant et les diffusant sur le web.

http://www.uniscite.fr/ (le projet)
http://www.passeursdememoire.fr/ (les témoignages en ligne)

08 mars 2013

8 mars......coup de coeur pour 30 femmes qui osent !


AccueilA l'occasion de la journée internationale de la femme, YOUPHIL adresse un "coup de coeur" à des femmes "qui osent" : 10 femmes françaises et 20 femmes, ailleurs dans le monde. Toutes interviennent dans le domaine de l'économie sociale et solidaire
Elles ont fait preuve de compétences ou lancé des projets novateurs d'utilité sociale, la plupart sont inconnues du grand public. Aujourd'hui, c' est l'occasion de les connaître et de leur rendre hommage.

Mon coup de coeur va tout particulièrement aux femmes d'ailleurs, qui, pour la grande majorité d'entre elles, vivent dans des pays où les droits des femmes sont bafoués ou inexistants, où elles sont victimes de violences et où elles doivent décupler leur énergie, leur ténacité et parfois se mettre en danger pour se faire entendre et mener à bien les actions et les projets qui leur tiennent à coeur pour une société meilleure.
 
Les projets qu'elles ont montés, les actions qu'elles mènent, valent la peine d'être connus.

Faites connaissance avec elles, françaises et d'ailleurs, découvrez leurs projets, et spécialement celui d'une collégienne nigériane de 14 ans qui a retenu mon attention....et attisé ma curiosité !

25 février 2013

Le CV citoyen......Omar Sy ouvre la voie ! !

Le rapport 2013 sur l'état social de la France et de ses régions, réalisé et présenté le 19 février dernier par l'Observatoire du Dialogue et de l'Intelligence Sociale (ODIS), étudie et présente la corrélation entre lien social et performance. Dans un objectif de progrès, il propose un certain nombre de leviers d'action et d'outils concrets de transformation sociale.

Parmi eux, le CV citoyen qui valorise la dimension extra-professionnelle, rompant ainsi avec  le CV essentiellement tourné vers la formation et l'expérience professionnelle. Lancé conjointement il y a un an par l'association Odissée et Syntec Conseil en recrutement, il se présente comme une alternative au "CV anonyme" qui a rencontré un accueil mitigé. Le CV citoyen, en effet, a pour objet, lui aussi, de lutter contre les discriminations à l'embauche en donnant leur chance à des candidats au parcours plus atypique, mais aussi en offrant l'oppportunité aux candidats de se faire mieux connaître dans leurs aspirations, leurs compétences acquises et leurs capacités d'innovation et d'engagement,  sans pour autant minimiser la formation scolaire et universitaire. Il s'agit d'un enrichissement.

"Intouchables", un film plein d'enseignements.
De façon fort intéressante et convaincante, Jean-François Chantaraud, directeur de l'ODIS , nous ramène au film "Intouchables" et y décrypte un message caché. En effet, il nous montre comment, sans diplôme, avec un passé obscur, issu des "cités", un candidat (Omar Sy) réussit, sans aucune référence dans le domaine de compétences recherché, à séduire le recruteur (François Cluzet), en laissant percevoir les qualités humaines et le savoir-être qui lui permettront d'acquérir les compétences "techniques" indispensables et de remplir parfaitement sa mission, en dérangeant l'ordre établi par sa capacité d'innovation et ses prises de risques.

Voir l'article de JF Chantaraud

Des CV qui ne disent pas tout
En effet, comment cerner toutes les qualités d'un candidat  au seul examen du CV traditionnel ? Certes, on pourra avoir l'assurance d' "une tête bien faite", mais est-ce suffisant ? Est-ce l'assurance de la meilleure adéquation possible à un emploi donné, au dynamisme et aux capacités d'innovation indispensables dans une société en crise ?

- Un jeune qui s'est engagé dans l'animation d'une équipe sportive n'est-il pas préparé à l'encadrement d'une équipe de travail ?
- La présidente d'une association culturelle n'acquiert-elle pas des compétences pour négocier, animer des réunions, parler en public, gérer un budget, communiquer ?
- Le responsable d'une association d'aide sociale n'a t-il pas acquis des compétences d'écoute, de dialogue et de savoir-faire face à la diversité des bénéficiaires ?
- Un responsable d'association humanitaire n'a-t-il pas acquis des compétences en logistique et en organisation?
- La participation à un think tank sur des questions de société n'ouvre t-elle pas la voie à la prise en charge de dossiers à connotation stratégique ?

Aujourd'hui, l'engagement et la prise de responsabilités extra professionnels sont insuffisamment valorisés et peu présents dans les CV des candidats...tout au plus à la rubrique "divers", véritable fourre-tout.

Pourquoi ?
Un certain conformisme et une frilosité à sortir du cadre français de la valorisation excessive du diplôme ? 
Suspicion devant un candidat "qui sort du cadre" ?
Des efforts pour la promotion de la diversité et de la lutte contre les discriminations mais contreblancés par une exigence exclusive des diplômes ? 
Une place insuffisante, dans la formation initiale en France, laissée aux valeurs de l'engagement citoyen et à l'apprentissage de la vie collective ? (voir notre article du 2 avril 2012 sur le bénévolat dans les programmes d'éducation civique de l'Education Nationale)

Un manifeste pour un CV citoyen "qui dit tout"
Un manifeste pour un CV citoyen a été initié et signé par un grand nombre d'organismes et d'associations. En voici les considérants :
  • "les compétences, savoir-faire et savoir-être d'une personne émanent de son parcours scolaire, professionnel et aussi de son engagement extra-professionnel
  • La diversité des profils dans une entreprise et la singularité des parcours sont sources de richesse et d'innovation supplémentaires
  • Les responsabilités bénévoles et la capacité d'engagement des personnes pour la société doivent être davantage valorisées
  • La conciliation de l'engagement personnel et de la vie professionnelle est un vecteur de l'accomplissement de chacun et de tous
  • La convergence de la diversité des engagements citoyens des salariés avec la responsabilité économique sociale et sociétale de leur employeur est facteur de développement durable".
Pour en savoir plus sur le manifeste et le CV citoyen. Vous y trouverez aussi des conseils pour construire un "CV citoyen" en complément à un CV purement professionnel, et aurez la possibilité de le bâtir en ligne !


Notons au passage la création de l'Institut du Service Civique   qui offre à des jeunes ayant effectué un service civique et qui ont révélé "un sens des responsabilités, une capacité d'initiative, un esprit d'équipe, un engagement, une motivation.....grâce auxquels ils peuvent porter des projets ambitieux", l'opportunité de suivre à l'Institut une session de séminaires et de conférences et d'avoir l'opportunité de rencontres. En effet, grâce à un partenariat avec des employeurs et des établissements d'enseignement qui "souhaitent enrichir leurs équipes en valorisant ces qualités spécifiques mais ne savent par comment rencontrer les jeunes qui en sont porteurs", l'Institut se propose de favoriser ces rencontres et donner aux jeunes volontaires l'occasion de promouvoir leur projet personnel.

Le CV citoyen, l' Institut du Service Civique, ne sont-ils pas deux projets concrets qui risquent de bouleverser les pratiques traditionnelles du recrutement et donner une "bouffée d'oxygène" aux entreprises qui "oseront" ?

Plus que jamais, l'expérience bénévole occupe une place reconnue dans le fonctionnement d'une société, mais il faut s'interroger aussi sur ses limites. Les bénévoles ne sont-ils pas en train de devenir les nouveaux stagiaires ?